Redevances terrasses à Pau : voici revenu le temps de la gabelle

Qui peut se permettre en 2013 d’augmenter ses tarifs de près de 25 % ? Réponse : la Mairie de Pau qui vient de décider seule de relever la redevance mensuelle pour les terrasses en centre-ville. Au grand dam des restaurateurs et cafetiers déjà touchés par la crise et par le mauvais temps.

Et ce n’est pas tout. Depuis 2010, la redevance trottoirs en centre-ville est même passée de 8 € à 13€ (prix par m2 / mois), soit 62,5% d’augmentation.  Dernièrement, le salon de thé « L’isle aux jasmins » faisait savoir que sa redevance était relevée de 1550 % ( !).. Derrière les comptoirs, le mécontentement gronde, et cela n’est pas nouveau, car à chaque année ses ajustements de tarifs sans concertation et sans explications. Bref, c’est le fait du roi : nous voici revenus au temps de la gabelle.

Comment justifier cela ? La situation économique est pourtant morose, c’est le moins que l’on puisse dire. A l’état déjà difficile du commerce touché de plein fouet par la baisse de la consommation, s’ajoutent à Pau des années de politiques inefficaces ou hostiles aux commerçants,  ceci ayant pour effet que la ville présente à ce jour un taux de commerce réalisé en centre-ville parmi les plus bas en France. Il suffit pour s’en rendre compte, de voir l’état du centre bosquet, réduit à l’état de terrain vague couvert.

S’agit-il alors de couvrir des dépenses ou des investissements supplémentaires ? Si cela était le cas, encore faudrait-il que ce soit expliqué aux redevables, et que des services supplémentaires leur soient proposés.

De plus, effet conjoncturel mais réel, la météo catastrophique de ce printemps permet de supposer des terrasses désertes, et donc des pertes nettes de chiffre d’affaires. Dans certains cas, le revenu généré pourrait même se révéler inférieur à la redevance.

Alors Madame la Maire, s’il vous plait, arrêtez de matraquer vos commerçants, vos restaurateurs et vos cafetiers. Cessez de les considérer comme des bourses pleines qu’il suffit de pressurer pour en faire sortir la substance. N’oubliez pas qu’ils ne sont pas dans la ville, mais qu’ils sont LA ville, au sens anthropologique et social. lire la suite sur Alternatives Pyrénées